Le Maroc débarque à Bordeaux… sur les rames de tram. Du 25 février au 17 mars 2026, easyJet s’associe à l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) pour pousser les départs vers Essaouira, Marrakech et Rabat. Affichage XXL, habillages, contenus immersifs: l’idée, c’est de vous faire passer de « tiens, ça a l’air sympa » à « OK, je réserve ».
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Ce n’est pas juste une campagne jolie pour Instagram. easyJet prépare un gros coup derrière: l’ouverture de sa première base en Afrique, à Marrakech, annoncée pour le printemps 2026, avec trois avions basés sur place. Dans la foulée, la compagnie parle d’un volume record de 4 millions de sièges la première année de la base, d’une centaine d’emplois directs et de milliers d’emplois indirects. Bordeaux sert de vitrine, et le Maroc de terrain de jeu.
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À Bordeaux, le Maroc s’affiche sur les trams
Le dispositif est pensé pour frapper large. Entre fin février et mi-mars, tu peux tomber sur des tramways habillés aux couleurs du Maroc, avec une promesse simple: Essaouira, Marrakech, Rabat, à moins de trois heures de vol. Ce genre d’opération, c’est du marketing pur jus, mais c’est aussi une manière de rappeler que le voyage n’est plus un projet lointain: il s’achète comme un concert, sur un coup de tête.
Le truc malin, c’est l’effet « ville entière ». Un affichage XXL, ça ne cible pas seulement les voyageurs réguliers: ça touche aussi ceux qui ne se voient pas partir, ou pas tout de suite. Tu passes devant tous les jours, tu en parles au bureau, ça s’imprime. Et Bordeaux-Mérignac, où easyJet est annoncée comme leader, a tout intérêt à pousser ce type de flux loisirs qui remplissent les avions hors des gros pics.
Mais soyons honnêtes: la vitrine ne fait pas tout. Une campagne immersive ne crée pas des sièges supplémentaires par magie, elle déplace surtout l’attention. Si derrière les tarifs montent ou si les fréquences ne suivent pas, on se retrouve avec une envie… et une page de réservation qui pique. C’est là que l’alliance avec l’ONMT prend du sens: elle vise à transformer l’image en trafic, donc à justifier plus de vols, plus souvent.
YouTube et ciblage: la bataille se joue sur l’écran
La campagne ne s’arrête pas aux rames de tram. easyJet et l’ONMT ajoutent un dispositif digital ciblé, notamment sur YouTube, et pas seulement à Bordeaux. L’objectif est clair: toucher d’autres grands bassins français avec des contenus qui vendent une ambiance, pas un simple trajet. Tu ne regardes pas « un vol », tu regardes une médina, une plage, un riad, puis tu cliques.
Ce choix raconte aussi la nouvelle mécanique du tourisme: l’inspiration arrive avant la destination. Essaouira peut devenir « la bonne idée » pour un long week-end, Marrakech un city-break, Rabat une option plus calme et culturelle. Et à force de pousser ces trois villes ensemble, on crée un mini-corridor mental: tu compares, tu choisis, tu bookes. Pour une compagnie low-cost, c’est précieux, parce que la décision se prend vite.
La nuance, c’est que le digital peut tourner à la saturation. Les voyageurs voient passer 200 pubs par jour, et l’algorithme ne fait pas de cadeaux. Si le contenu est trop lisse, ça glisse. Si c’est trop « carte postale », ça sonne faux. Du coup, l’intérêt d’un partenariat tourisme + compagnie, c’est de mixer les codes: la promesse de destination d’un côté, et la réalité du réseau aérien de l’autre, avec des fréquences qui suivent en 2026.
La base easyJet à Marrakech change l’échelle
Le vrai signal, il est là: easyJet prévoit d’ouvrir au printemps 2026 une base permanente à Marrakech, avec trois avions basés sur place. Première base africaine pour la compagnie. Dans son annonce, easyJet parle d’un partenariat long terme avec l’ONMT et d’un objectif de 4 millions de sièges la première année d’ouverture. On n’est plus sur « quelques vols saisonniers », on passe à une logique d’ancrage.
Qui dit base dit plus de rotations, plus de flexibilité, et des connexions possibles vers davantage de marchés européens. easyJet dit aussi opérer vers cinq aéroports locaux depuis 2025: Marrakech, Agadir, Rabat, Essaouira et Tanger, avec un total de 46 routes vers le Maroc. Et en 2026, plusieurs lignes doivent gagner en fréquences. Pour toi, ça se traduit par des horaires plus pratiques, et souvent des prix plus stables hors vacances scolaires.
Il y a aussi l’impact économique annoncé: jusqu’à une centaine d’emplois directs, plus des milliers d’indirects. Sur le papier, ça coche toutes les cases. Mais il faut garder un il critique: une montée en puissance low-cost peut aussi tendre les infrastructures, pousser les pics de fréquentation, et mettre la pression sur certaines villes déjà très demandées. Essaouira, par exemple, n’a pas le même « tampon » que Marrakech. Si les flux explosent, la question n’est pas de savoir si les avions seront pleins, mais si la destination suivra.
Voyager, c’est ma façon de comprendre le monde. Mon coup de cœur? L’île Maurice et la Thaïlande. Je parcours des destinations connues et coins cachés pour vous offrir des récits authentiques, des adresses soigneusement sélectionnées et des conseils pratiques qui transforment chaque départ en une aventure inoubliable.
