easyJet vient d’inaugurer sa première base en Afrique à l’aéroport Marrakech-Menara. Sur place, la compagnie installe trois avions et annonce une capacité pouvant atteindre 4 millions de sièges sur la première année d’exploitation. L’objectif affiché est simple, densifier les liaisons avec l’Europe et rendre certaines routes plus stables sur l’année, pas seulement sur les pics de vacances. Dans le même mouvement, la compagnie ajoute six nouvelles liaisons et porte à 58 connexions le total entre son réseau et le Maroc. Le projet s’inscrit dans un partenariat stratégique signé à l’automne 2025 avec l’ONMT, l’Office national marocain du tourisme. Sur le papier, on parle aussi d’emplois, environ 100 postes directs annoncés, et d’un effet d’entraînement sur l’écosystème touristique local.
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easyJet mise sur 3 avions basés à Marrakech-Menara
Une base, ce n’est pas qu’un ruban coupé et deux photos, c’est une organisation opérationnelle. Avec trois avions positionnés à Marrakech-Menara, easyJet peut faire décoller tôt, revenir tard, et surtout limiter les annulations liées aux rotations trop serrées. Pour les voyageurs, ça se traduit souvent par des horaires plus pratiques et des fréquences plus régulières, notamment sur les lignes très demandées entre Marrakech et plusieurs villes européennes.
La compagnie annonce jusqu’à 4 millions de sièges dès la première année. Pour donner un ordre d’idée, ce volume correspond à une montée en puissance nette sur une seule plateforme, avec un effet direct sur la disponibilité des billets. Plus de sièges, ça peut vouloir dire plus de choix, mais ça peut aussi tirer les prix vers le bas sur certaines périodes, surtout quand la concurrence se renforce sur les marchés loisirs, typiquement Royaume-Uni, Suisse, France.
Mais il y a une nuance, et elle est importante. Une base augmente la capacité, oui, mais elle met aussi la pression sur l’infrastructure locale, gestion des créneaux, traitement des bagages, fluidité au contrôle. Marrakech a l’habitude des pics touristiques, mais une offre plus étalée sur l’année demande une qualité de service constante. Si l’expérience au sol ne suit pas, la promesse de connectivité se heurte vite à la réalité : retards en chaîne, files d’attente et mécontentement côté passagers.
Six nouvelles routes, Prague et Zurich dès l’hiver 2026
Le calendrier des ouvertures est déjà posé. Dès l’hiver 2026, Marrakech doit être reliée à Prague, Newcastle et Zurich. Ce trio n’est pas anodin, il vise des marchés émetteurs différents, l’Europe centrale avec Prague, le Royaume-Uni régional avec Newcastle, et la Suisse avec Zurich, où easyJet est déjà très implantée. L’idée est de diversifier les flux, pas seulement dépendre des grandes capitales.
Au printemps 2026, trois autres liaisons sont annoncées, Nantes-Essaouira, Bordeaux-Agadir et Birmingham-Agadir. Là encore, on voit une logique, connecter des bassins de population français et britanniques à des destinations marocaines qui ne sont pas uniquement Marrakech. Essaouira et Agadir gagnent en visibilité, et ça peut redistribuer une partie des séjours, par exemple des circuits combinant ville, littoral et arrière-pays.
Autre point très concret, plusieurs liaisons existantes au départ de Marrakech, vers Lille, Strasbourg et Hambourg, deviennent opérationnelles toute l’année. Pour les habitués, c’est souvent ce qui change vraiment la donne, moins de dépendance aux saisons, plus de flexibilité pour les courts séjours. Mais il faut être lucide : maintenir une route en basse saison suppose un remplissage suffisant, sinon les fréquences peuvent être ajustées, et la promesse « annuelle » devient plus fragile.
ONMT et easyJet ciblent 100 emplois directs et 70 hôtels
Le projet est présenté comme un levier économique local. La création d’environ 100 emplois directs est annoncée, avec des opportunités indirectes dans l’écosystème, manutention, assistance, transport, hôtellerie. À l’échelle d’une métropole touristique, ce n’est pas une révolution, mais c’est un signal. Une base implique des équipes sur place, des plannings, de la maintenance opérationnelle, une coordination plus dense avec l’aéroport.
Cette inauguration s’inscrit dans le partenariat stratégique signé à l’automne 2025 entre l’ONMT et easyJet, avec une ligne directrice, renforcer la connectivité, diversifier les marchés, soutenir une croissance plus structurée. La compagnie est présente au Maroc depuis 2006 et dit avoir transporté près de 20 millions de passagers vers le Royaume. Elle dessert cinq aéroports, Marrakech, Agadir, Rabat, Essaouira, Tanger, et revendique une place de premier plan sur certains marchés comme le Royaume-Uni et la Suisse.
Le volet tourisme est aussi très concret, avec l’expansion des vacances easyJet et plus de 70 établissements proposés à Marrakech. Pour l’hôtellerie, c’est une vitrine, et pour les voyageurs, une offre packagée qui simplifie la réservation.
Mais il y a un revers, cette logique de volume peut accentuer la pression sur la ville, sur les prix immobiliers et sur la gestion des flux dans les quartiers touristiques. L’enjeu, c’est que l’augmentation de capacité profite aussi à une activité plus étalée, pas seulement à des pics qui saturent tout.
Sources
Je suis une voyageuse passionnée de slow travel, convaincue que les plus belles découvertes se font quand on prend le temps. Plutôt que de courir d’un site à l’autre, je privilégie l’immersion lente, les rencontres authentiques et la connexion profonde avec les lieux et les cultures.
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