Les cyclistes français cherchent de plus en plus un GPS qui pense « vélo » avant de penser « voiture ». Dans ce contexte, l’idée d’un Waze pour cyclistes prend de l’ampleur, avec une promesse simple : éviter les axes anxiogènes, privilégier les pistes et les rues apaisées, et s’appuyer sur des signalements utiles quand la réalité du terrain change. Depuis fin avril, une nouvelle application française, « On va où? », est venue occuper ce créneau. Développée à Rennes par Baltee, elle revendique déjà un peu plus de 1 000 utilisateurs au 8 mai 2026, dont 150 à Rennes. En parallèle, Waze met en avant ses informations trafic en temps réel, un savoir-faire historique qui intéresse aussi les usagers à vélo quand il s’agit d’anticiper travaux, accidents ou zones compliquées.
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Baltee lance « On va où ? » depuis Rennes
Le point de départ est très concret : des itinéraires qui évitent les mauvaises surprises. L’application « On va où ?« , pensée pour les deux-roues, propose des trajets adaptés au vélo, mais aussi aux trottinettes et aux motos. Son angle, c’est l’optimisation et la sécurité, avec l’idée que les cartes généralistes peuvent ignorer des aménagements cyclables ou, pire, envoyer sur des routes peu adaptées.
Un utilisateur rennais, Alexis, décrit un usage typique : le vélo du quotidien, aller travailler, déposer son enfant à l’école, puis filer à un rendez-vous. Son reproche aux solutions classiques est clair, Google Maps peut « se tromper » sur certains itinéraires cyclables ou ne pas les connaître. À l’inverse, il estime que l’itinéraire est mieux optimisé via On va où?, ce qui, pour un trajet urbain, peut faire la différence entre un parcours fluide et une portion stressante.
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Le démarrage reste modeste mais rapide : un peu plus de 1 000 utilisateurs en France au 8 mai 2026, dont 150 sur Rennes. L’équipe vise 100 000 téléchargements en un an. C’est ambitieux, et c’est aussi là qu’une nuance s’impose : l’effet « communauté » dépend du volume. Tant que la base d’utilisateurs reste limitée, les remontées terrain et la couverture fine de certains quartiers peuvent être inégales, surtout hors des grandes villes.
Des fonctions SOS et détecteur de chute derrière un abonnement
La sécurité n’est pas qu’une question de choix d’itinéraire. « On va où ? » met en avant des outils dédiés, avec un bouton SOS et un détecteur de chute. L’idée est de compléter ce que proposent déjà certains téléphones et montres connectées, en ciblant un signal plus spécifique au vélo, la chute du guidon vers le sol, présentée comme mieux mesurée par l’application.
À ce stade, un point factuel limite les promesses : aucun accident n’a été répertorié par l’application. Cela ne veut pas dire que l’outil est inutile, mais plutôt que son efficacité « en situation » manque encore de recul public. Les développeurs eux-mêmes insistent sur un préalable : faire grandir la communauté, car un outil de navigation et de sécurité prend de la valeur quand il est utilisé massivement, et quand ses réglages sont confrontés à des cas variés.
Le modèle économique repose sur une entrée gratuite, puis un abonnement pour activer les fonctions de sécurité. Le tarif annoncé est de 3,99 euros par mois. C’est une somme accessible pour certains, mais c’est aussi un frein possible, surtout face à des alternatives gratuites. Le débat est classique : payer pour des fonctions sensibles peut se justifier, mais l’utilisateur attend alors une fiabilité irréprochable, et une transparence sur ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas.
Waze et Geovelo : trafic temps réel contre données citoyennes
Dans l’imaginaire collectif, Waze reste la référence de la navigation communautaire. Sur Google Play, l’application affiche une note de 4,1 basée sur 8,65 millions d’avis. La promesse repose sur des alertes en temps réel, travaux, accidents, nids-de-poule, et sur des estimations d’heure d’arrivée. Ce socle « trafic » intéresse aussi les cyclistes, surtout en ville, quand un chantier ou une rue bloquée impose un détour immédiat.
Mais l’approche Waze a aussi ses critiques. Certains avis récents pointent des itinéraires jugés moins pertinents, avec un sentiment de détours inutiles ou de choix qui finissent dans les embouteillages. Pour un cycliste, la question n’est pas seulement d’arriver vite, c’est aussi d’éviter les axes où la cohabitation avec les voitures devient tendue. Un guidage très « optimisé temps » peut rater l’objectif « confort et sécurité« , si le modèle ne priorise pas les bons critères.
Face à cela, Geovelo défend une logique différente : l’itinéraire vélo fiable, et un impact collectif. L’application met en avant le respect du RGPD, des données anonymisées, et une collaboration avec plus de 50 territoires. Elle revendique aussi 2 millions de téléchargements, avec des notes de 4,7/5 sur l’App Store et 4,6/5 sur Google Play. Concrètement, l’utilisateur contribue à documenter les besoins cyclables, ce qui peut aider les collectivités à ajuster les infrastructures, à condition que ces données soient exploitées.
Sources
Je suis une voyageuse passionnée de slow travel, convaincue que les plus belles découvertes se font quand on prend le temps. Plutôt que de courir d’un site à l’autre, je privilégie l’immersion lente, les rencontres authentiques et la connexion profonde avec les lieux et les cultures.
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