La Thaïlande referme la parenthèse des 60 jours sans visa. Le gouvernement a validé le 19 mai 2026 la suppression de cette exemption, mise en place en juillet 2024 pour relancer le tourisme après le Covid-19. Pour les voyageurs de nombreux pays, dont la France, le séjour sans visa doit revenir aux règles d’avant, avec une durée ramenée à 30 jours dans la plupart des cas. Le point qui crispe, c’est le calendrier: aucune date officielle d’entrée en vigueur n’a été annoncée. Résultat, si tu prépares un long séjour, tu dois composer avec une règle votée mais dont l’application exacte peut tomber entre la réservation d’un billet et le passage à l’immigration. Dans ce flou, les stratégies de voyage changent, et les démarches aussi, surtout pour celles et ceux qui visaient deux mois sur place sans formalités.
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Bangkok valide la fin des 60 jours pour 93 pays
La décision a été annoncée à la sortie du conseil des ministres par le ministre du Tourisme et des Sports, Surasak Phancharoenworakul. Le principe est simple: l’exemption de visa de 60 jours, accordée à 93 pays, est supprimée. Le dispositif, lancé en juillet 2024, était présenté comme un levier de relance touristique après la pandémie, avec l’idée de faciliter les séjours longs sans paperasse.
Dans le nouveau cadre, 54 pays conserveront une exemption de visa de 30 jours. La France, la Belgique et la Suisse figurent sur cette liste. Trois pays en sont exclus, sans que le ministère des Affaires étrangères thaïlandais ne les nomme. Détail important, les accords bilatéraux ne changent pas, ce qui crée une carte des durées assez hétérogène selon les nationalités.
Lutte contre la criminalité en Thaïlande : L’exemption de visa réduite à 30 jours pour les touristes
Concrètement, les cas particuliers restent. La Corée du Sud conserve 90 jours, tandis que la Chine, la Russie et le Vietnam restent sur 30 jours. C’est un rappel utile, la Thaïlande ajuste souvent ses politiques d’entrée en fonction de ses priorités diplomatiques et touristiques. Critique au passage: l’annonce sans date d’application officielle laisse les compagnies, les agences et les voyageurs gérer l’incertitude au guichet.
Le retour aux 30 jours oblige à anticiper prolongation et e-visa
Pour un Français, l’enjeu immédiat, c’est l’organisation d’un séjour de plus d’un mois. Quand l’exemption était à 60 jours, beaucoup réservaient un aller simple, puis improvisaient. Avec le retour à 30 jours, il faut prévoir une sortie du territoire ou une démarche sur place. Et comme aucune date officielle d’entrée en vigueur n’est donnée, ceux qui partent autour d’un changement de règle doivent vérifier au plus près les consignes au moment du départ.
Deux options ressortent. La première, c’est la prolongation sur place, possible une fois, jusqu’à 30 jours supplémentaires, dans un bureau de l’immigration. La demande se fait en personne, avec le formulaire TM.7, passeport, copies et photo. Le tarif annoncé est de 1 900 bahts, soit environ 50 euros. Et attention, la décision reste à la discrétion de l’agent, ce qui rend la planification moins confortable qu’un visa obtenu avant.
La seconde, c’est le visa touristique TR à entrée simple, qui permet de rester jusqu’à 60 jours. Il coûte 35 euros, il est valable trois mois à compter de l’émission, et il est annulé dès que tu quittes la Thaïlande. La demande d’e-visa se fait en ligne, avec un délai de traitement annoncé d’environ 4 semaines. Autre point pratique, l’exemption s’accompagne d’une formalité, la TDAC à remplir en ligne dans les trois jours avant l’arrivée.
Le visa on arrival réduit à 4 pays: risques d’overstay à surveiller
La réforme ne touche pas que l’exemption. Le visa on arrival, ce visa délivré à l’arrivée pour certaines nationalités, est fortement resserré, passant de 31 à 4 pays éligibles, Azerbaïdjan, Biélorussie, Serbie et Inde. Pour les voyageurs concernés, c’est un changement net: moins d’options de dernière minute, plus de démarches en amont, et potentiellement plus de refus à l’embarquement si le bon document n’est pas prêt.
Pour les Français, la question se déplace vers le respect strict des durées. En cas de dépassement, l’amende mentionnée est d’environ 500 bahts par jour d’overstay, avec des complications possibles lors d’un contrôle. Il existe des cas de force majeure, comme un retard d’avion ou une hospitalisation, mais ça ne se pilote pas. Dans la pratique, un séjour mal calculé peut coûter cher et gâcher la fin du voyage.
Dernier effet, la gestion des itinéraires. Ceux qui faisaient deux mois à Chiang Mai ou sur les îles vont peut-être fractionner, par exemple 30 jours en Thaïlande, puis quelques jours au Cambodge ou en Malaisie, avant de revenir, mais le TR étant à entrée simple, il faut choisir le bon statut.
Le tourisme longue durée, numérique ou saisonnier, s’adapte, mais avec plus de contraintes administratives, et une part d’incertitude tant que la date d’application n’est pas clarifiée.
Sources
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