Orlando le 29 octobre 2026, Tel Aviv dès le 29 mars: TAP Air Portugal remet des épingles sur sa carte et ça n’a rien d’un petit ajustement. La compagnie portugaise annonce aussi une nouvelle cabine « Premium » à l’été 2026, coincée entre la Business et l’Éco, sur ses Airbus A330 et A321LR. Douze sièges, pas plus. Le genre de détail qui dit beaucoup sur la cible: des passagers prêts à payer pour du confort, sans monter au tarif Affaires.
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Le truc, c’est que TAP ne joue pas seulement la nouveauté. Elle empile des ouvertures et des renforcements, en Europe et au Portugal, tout en rappelant un marqueur symbolique: en 2026, ça fera 60 ans de vols réguliers vers le Brésil. Résultat, on voit se dessiner une stratégie de hub à Lisbonne (et un peu Porto): capter du tourisme, du « visiting friends and relatives« , et remplir des avions sur plusieurs saisons, pas juste l’été.
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Orlando: TAP veut capter le Sud-Est américain
La nouvelle liaison directe Lisbonne-Orlando démarrera le 29 octobre 2026. Sur le papier, c’est une prise de position claire: aller chercher des flux là où les long-courriers sont moins nombreux qu’à Miami. Orlando, c’est les parcs, les congrès, et un bassin de voyageurs loisirs énorme. TAP parie que le Portugal peut devenir une porte d’entrée « simple » vers l’Europe pour ce public – et, dans l’autre sens, un aimant à familles européennes.
Dans l’écosystème TAP, Orlando colle aussi à une logique de réseau américain élargi. La compagnie veut diversifier au-delà des grands classiques, et l’idée est de connecter via Lisbonne vers d’autres destinations européennes. Un directeur commercial croisé sur un salon (qui demande qu’on évite son nom, tu m’étonnes) résume ça en une phrase: « On préfère dix routes qui tiennent debout qu’une seule qui fait tout le chiffre. » Ça se défend.
La nuance, c’est que ce genre de ligne vit et meurt sur deux leviers: la saisonnalité et le prix. Orlando peut être très « pics et creux », et les compagnies se font vite la guerre sur les tarifs. TAP a un atout, c’est la correspondance via Lisbonne. Mais si l’offre se multiplie, le yield peut se tasser. Pour le voyageur, c’est souvent une bonne nouvelle: plus de choix, et parfois des promos qui tombent quand la demande souffle.
Tel Aviv et Porto: un renforcement qui déborde de Lisbonne
Tel Aviv arrive aussi dans l’annonce, avec un démarrage au 29 mars. Là, on parle d’une route qui peut attirer des profils très différents: loisirs, affaires, et correspondances. TAP ne se limite pas à Lisbonne, puisqu’elle mentionne aussi de nouvelles routes au départ de Porto, dont Porto-Tel Aviv, plus Porto-Terceira et Porto-Praia. En clair: la compagnie essaie d’arroser plus large que le seul hub « évident ».
Et pendant que tout le monde regarde le long-courrier, TAP renforce aussi son maillage plus « domestique/Europe ». Exemple concret: Lisbonne-Athènes à partir du 1er juillet, avec cinq vols par semaine, opérés en Airbus A320neo l’été, puis en Embraer E190 l’hiver. Ce switch d’appareil, c’est du pilotage fin: tu adaptes la capacité à la demande, tu limites les sièges vides, tu protèges la marge.
Autre détail qui compte pour les Portugais: Funchal-Faro devient aussi une liaison d’hiver, avec deux vols hebdomadaires, et n’est plus seulement saisonnière. Dit autrement, TAP veut lisser l’activité sur l’année et éviter le yo-yo. Le revers, c’est que plus tu multiplies les lignes, plus tu compliques l’exploitation: rotations, ponctualité, gestion des crews. Et ça, le passager le sent vite si ça déraille en été.
La classe Premium à 12 sièges: le pari du « juste milieu »
À l’été 2026, TAP lancera une nouvelle cabine Premium entre la Classe Affaires et la Classe Économique, disponible sur Airbus A330 et A321LR. On parle de 12 sièges « exclusifs ». L’offre est pensée comme un pack: plus d’intimité, check-in et embarquement prioritaires, bagages prioritaires, fast track, repas premium avec pré-sélection, kit d’agrément, casque premium, plus de miles, et plus de flexibilité tarifaire. Du confort, mais surtout du temps gagné.
Pourquoi 12 sièges seulement? Parce que c’est un produit de rendement. TAP vise ceux qui trouvent l’Éco trop rude sur long-courrier, mais qui ne veulent pas (ou ne peuvent pas) payer la Business. Typiquement: cadres en déplacement « raisonnable », couples qui se font un gros voyage, familles qui veulent limiter la casse à l’embarquement. Et sur A321LR, où l’espace est compté, cette cabine sert aussi à mieux segmenter sans refaire tout l’avion.
Il y a aussi un angle très portugais dans l’expérience: TAP annonce une nouvelle carte des vins composée uniquement de vins portugais, avec 55 sélections retenues parmi près de 1 300 propositions, couvrant neuf régions viticoles. Elle sera servie tout au long de 2026, en huit catégories. C’est malin pour l’image. Mais soyons honnêtes: si l’opérationnel ne suit pas (repas, service, cohérence entre avions), la Premium se fait démonter en deux semaines sur les forums. On verra surtout ce que ça donne sur un Lisbonne-Orlando plein un samedi.
Je suis une voyageuse passionnée de slow travel, convaincue que les plus belles découvertes se font quand on prend le temps. Plutôt que de courir d’un site à l’autre, je privilégie l’immersion lente, les rencontres authentiques et la connexion profonde avec les lieux et les cultures.
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