La place du milieu, c’est le scénario que beaucoup redoutent sur les vols Ryanair quand on choisit le placement aléatoire pour ne pas payer l’option siège. Depuis quelques semaines, une vidéo tourne et détaille une combine simple : ouvrir un second onglet, lancer une réservation fictive et occuper les sièges centraux encore libres pour forcer le système à proposer autre chose. L’astuce est attribuée à Lauren Hawker-Jones, de Jack’s Flight Club, et repose sur un moment précis, l’enregistrement environ 24 heures avant le départ. Sur le papier, ça ressemble à un petit hack sans conséquence. Dans la pratique, ça pose une question très concrète, est-ce fiable, et jusqu’où ça reste acceptable face aux règles d’une compagnie low cost ?
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Lauren Hawker-Jones détaille une fausse réservation en deux onglets
Le mode d’emploi est présenté comme une suite d’étapes très basiques. D’abord, tu te rends sur ton enregistrement Ryanair à environ 24 heures du décollage et tu regardes les sièges encore disponibles. L’idée n’est pas de payer pour choisir, mais de repérer ce qui reste, notamment les places du milieu qui apparaissent encore libres, au moins à ce moment-là.
Ensuite, tu ouvres un autre onglet et tu démarres une nouvelle réservation sur le même vol. Là, la combine consiste à ajouter des passagers fictifs et, à l’étape de sélection des sièges, à attribuer volontairement des places centrales. Le raisonnement est simple, si le site croit que ces sièges sont en cours de réservation, ils deviennent temporairement indisponibles pour l’attribution automatique.
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Dernière étape, tu reviens sur ta réservation initiale, tu actualises et tu relances l’attribution aléatoire. Selon la démonstration, le système te propose alors plus facilement une place côté couloir ou hublot, puisque les sièges centraux restants sont bloqués par la réservation fictive. Sur les réseaux, la vidéo a été vue plus de 200 000 fois, signe que le sujet touche un nerf, payer un supplément ou accepter le hasard.
Jack’s Flight Club évoque une réussite répétée sur plusieurs vols
Dans sa prise de parole, Lauren Hawker-Jones explique avoir testé cette méthode sur plusieurs trajets et obtenir, selon ses mots, une place couloir ou hublot à chaque fois. Elle présente ça comme une petite victoire pour les voyageurs attentifs au budget, dans un contexte où les règles de voyage deviennent plus strictes, notamment sur les options facturées et les contraintes autour des services.
Ce point mérite une nuance. Son retour d’expérience reste celui d’une personne, même si elle se présente comme voyageuse habituée et travaille pour Jack’s Flight Club. Rien ne prouve que le résultat soit systématique pour tout le monde, sur toutes les lignes, à toutes les dates. Le remplissage du vol, la configuration cabine, et le nombre de sièges déjà attribués au moment où tu t’enregistres peuvent changer la donne.
Il faut aussi regarder le timing. La méthode se cale sur la fenêtre des 24 heures, au moment où les voyageurs se connectent en masse. Si, à ce moment-là, il reste surtout des sièges du milieu, la combine vise à les rendre temporairement indisponibles. Mais si le vol est presque complet, ou si les sièges restants sont déjà dispersés, tu peux te retrouver avec peu d’effet. Et si tu t’y prends trop tard, tu risques surtout de perdre du temps pour un gain incertain.
Ryanair ne commente pas, mais la combine interroge sur les règles
À ce stade, Ryanair n’a pas commenté publiquement la vidéo ni validé la méthode. Et c’est là que ça devient intéressant, ce silence laisse le sujet dans une zone grise. Techniquement, tu ne demandes pas un remboursement ni un avantage tarifaire direct, tu joues sur une mécanique de réservation. Mais tu cherches bien à influencer l’attribution aléatoire, ce qui peut être perçu comme un contournement.
Dans les faits, le risque principal décrit par les voyageurs n’est pas une sanction annoncée, mais l’inefficacité. Une réservation fictive peut expirer, être recalculée, ou ne pas bloquer longtemps les sièges. Et si beaucoup de gens reproduisent la même combine, l’effet peut se diluer, tout le monde essaye de pousser le système dans la même direction. D’autre part, ça peut créer de la confusion sur les sièges disponibles à un instant T.
Il y a aussi une question d’équité. Certains paient l’option siège pour sécuriser un couloir ou un hublot, d’autres tentent une stratégie gratuite. On peut trouver ça malin, mais on peut aussi y voir une pression supplémentaire sur des mécanismes déjà tendus, surtout sur le low cost où chaque option est monétisée. Si la compagnie décide d’ajuster son système de réservation, l’évolution reste incertaine pour ceux qui comptent sur cette combine lors de leurs prochains départs.
Sources
Je suis une voyageuse passionnée de slow travel, convaincue que les plus belles découvertes se font quand on prend le temps. Plutôt que de courir d’un site à l’autre, je privilégie l’immersion lente, les rencontres authentiques et la connexion profonde avec les lieux et les cultures.
À travers mes articles, je partage des actualités, expériences, conseils concrets et inspirations pour vous aider à voyager autrement : plus lentement, plus consciemment et bien plus intensément.
