EasyJet ajoute une nouvelle destination à son programme au départ de Paris-CDG, une liaison directe vers Reykjavik en Islande, à partir du 18 avril 2026. La compagnie met en avant un tarif d’appel dès 55 , un positionnement agressif pour un trajet très demandé par les voyageurs loisirs, surtout au printemps quand les journées rallongent et que les hébergements se remplissent vite. Sur le papier, la mécanique est simple: deux fréquences hebdomadaires, le mardi et le samedi. Dans les faits, c’est un signal fort pour Roissy, plutôt identifié comme plateforme long-courrier, et un pari sur une destination « nature » qui coche beaucoup de cases, geysers, sources chaudes, volcans, et une capitale à taille humaine. Mais vous le savez, un prix d’appel ne raconte jamais toute l’histoire ; le vrai coût dépendra des options et des périodes.
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easyJet programme Paris-CDG-Reykjavik deux fois par semaine
La nouvelle ligne doit démarrer le 18 avril 2026, avec un rythme de 2 vols par semaine, le mardi et le samedi. Pour les voyageurs, ça crée un schéma très lisible, départ en milieu de semaine pour un séjour plus long, ou départ le samedi pour une escapade plus courte. Pour un aéroport comme Roissy-CDG, c’est aussi un ajout concret à l’offre moyen-courrier, là où la concurrence se joue souvent sur la fréquence.
Le discours de la compagnie est clair, Bertrand Godinot, directeur général d’easyJet France, présente cette ouverture comme une façon de relier Paris à une destination « iconique » et « en forte demande », tout en continuant à étoffer l’offre moyen-courrier. Dans le jargon, ça veut dire une ligne capable de remplir sur du loisir, sans dépendre uniquement des voyages d’affaires, plus sensibles aux cycles économiques.
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Sur le terrain, le choix de Reykjavik est aussi pragmatique: la ville concentre l’entrée touristique du pays, avec des excursions organisées vers les paysages volcaniques et les zones géothermales. Un agent de voyage parisien, Luc, résume le réflexe client qu’il voit revenir, « les gens veulent du spectaculaire sans traverser la planète, et ils veulent un vol simple, direct, sans correspondance stressante ». C’est exactement ce que vend cette liaison.
Des billets dès 55 € et des forfaits easyJet holidays annoncés
55 €, c’est le chiffre qui attire l’oeil. C’est un tarif d’appel, utile pour lancer une ligne et remplir tôt, surtout quand les voyageurs comparent sur des dates flexibles. Dans la vraie vie, le budget se joue sur l’addition, bagage cabine, bagage en soute, choix du siège, et parfois des écarts importants selon la période. Si vous partez sur des vacances scolaires, vous pouvez vite vous éloigner du prix affiché.
easyJet holidays annonce aussi des forfaits vers Reykjavik au départ de Paris. Là, on change de logique: on ne vend plus seulement un siège d’avion, on vend une solution, vol plus hébergement, parfois rassurante pour ceux qui n’ont pas envie de tout assembler. Pour l’Islande, où les prix d’hôtels peuvent grimper et où la disponibilité se tend, un package peut sécuriser un séjour, à condition de bien regarder l’emplacement et les conditions.
La nuance, c’est que l’Islande est une destination qui se consomme beaucoup en excursions, et pas seulement en city-break. Si on veut voir geysers, champs de lave ou sources chaudes, on va souvent ajouter des sorties payantes, donc le prix du vol ne pèse qu’une partie du total. Luc, encore lui, prévient ses clients, « le vol est parfois la ligne la moins chère du budget, ce qui coûte, c’est le programme sur place ». C’est un rappel utile.
La ligne arrive après l’arrêt des vols de PLAY
Le contexte compte, cette ouverture intervient après la faillite de PLAY, compagnie qui opérait des vols entre Paris et Reykjavik. Concrètement, ça laisse un vide sur le marché, et easyJet se positionne pour capter une demande qui ne disparaît pas parce qu’un opérateur s’arrête. Pour Roissy, c’est aussi une façon de maintenir un accès direct à une destination européenne très identifiée, sans passer par une correspondance.
Ce type de remplacement n’est jamais automatique. Une compagnie peut reprendre une ligne, mais pas forcément avec les mêmes prix, ni la même capacité, ni les mêmes dates. Ici, la promesse est nette, un démarrage au printemps 2026 et une cadence stable. De ce fait, les voyageurs qui planifient tôt peuvent se projeter, mais ceux qui cherchent une flexibilité totale devront vérifier les jours de vol, parce que deux fréquences, ça limite les combinaisons.
Pour l’aéroport et pour la compagnie, l’enjeu est aussi de remplir sur toute la saison, pas seulement sur les pics. L’Islande a un attrait particulier: paysages volcaniques, culture marquée, et une capitale moderne, mais la météo et les coûts sur place peuvent freiner une partie du public. La ligne peut marcher si la promesse « direct et accessible » tient dans la durée, sans explosion des tarifs sur les dates les plus demandées.
Sources
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