Google Maps se met à discuter avec nous. Google vient d’ajouter « Ask Maps », un onglet propulsé par Gemini qui nous laisse poser des questions compliquées en langage naturel, plus proches de la vraie vie que les vieux mots-clés. En parallèle, l’app gagne une « navigation immersive » en 3D, avec plus de détails sur la route et une guidance vocale plus naturelle. Google vend ça comme sa plus grosse mise à jour de navigation depuis plus de dix ans.
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Le déploiement démarre aux États-Unis et en Inde, sur mobile (Android et iOS). Pas de version desktop au lancement, même si elle est annoncée « prochainement ». Et le truc qui va faire grincer des dents chez certains: on ne peut pas masquer Ask Maps, ni s’en débarrasser. Il est là, premier onglet sous la barre de recherche, point.
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Ask Maps: des questions longues, des réponses façon assistant
Le principe est simple: au lieu de taper « café près de moi », on peut demander « Mon téléphone est en train de mourir, où je peux le charger sans faire la queue pour un café? ». Là, Ask Maps n’est plus juste un annuaire, il essaie de comprendre le contexte. On peut écrire ou parler, et l’interface nous pousse même des suggestions personnalisées selon notre ville – pratique, mais un peu intrusif si tu n’aimes pas qu’on te tienne la main.
Google montre surtout l’usage « road trip« . Exemple concret: Ask Maps peut te bâtir un itinéraire de trois jours entre le Grand Canyon et Coral Pink Sand Dunes State Park, en ajoutant des points de vue et des arrêts populaires le long de la route. Et il termine avec des conseils très terrain du genre « loue un sandboard au visitor center et prends de la wax, c’est la clé pour la vitesse ». On est loin d’une simple liste de lieux.
Sur le papier, ça vise les gens qui planifient, pas seulement ceux qui se perdent. Un collègue du tourisme m’expliquait – « les clients veulent une réponse, pas dix onglets » – et c’est exactement ça. Le risque, c’est la confiance aveugle: un itinéraire « solide » peut te faire zapper des contraintes bêtes (horaires, saisons, affluence). Et comme tu ne peux pas désactiver la fonction, tu vas apprendre à vivre avec, même si tu préfères l’ancienne Maps.
Navigation immersive 3D: Google veut te faire « voir » la route
L’autre nouveauté, c’est la navigation immersive: une vue 3D du trajet avec davantage de détails de route, et une guidance vocale plus naturelle. L’idée, c’est de réduire le stress du « je tourne où, là? » en te montrant un rendu plus parlant qu’une simple ligne bleue sur une carte. Si tu conduis dans une zone que tu ne connais pas, une 3D lisible peut faire la différence, surtout aux échangeurs et dans les quartiers denses.
Google insiste sur le côté « expérience », pas juste utilitaire. On sent la logique: si tu visualises mieux, tu te trompes moins, donc tu reviens plus souvent. Et c’est aussi une réponse aux habitudes prises ailleurs: certains conducteurs se fient déjà à des vues riches, des repères visuels, une narration plus fluide. Là, Google met tout ça dans Maps, sans te demander de changer d’app.
Mais soyons honnêtes: une 3D plus détaillée, ça peut coûter cher en batterie et en data, surtout sur des téléphones moyens. Et plus l’affichage est « immersif », plus tu risques de jeter un oeil de trop à l’écran. Un formateur en prévention routière me disait un jour – « le meilleur GPS, c’est celui que tu regardes le moins » – et ça reste vrai. Si la nouveauté te pousse à contempler la 3D au lieu d’écouter la voix, c’est contre-productif.
Déploiement US/Inde, pas d’opt-out: le vrai débat est là
Pour l’instant, Ask Maps arrive d’abord aux États-Unis et en Inde, uniquement sur mobile, iOS et Android. Une version desktop est attendue plus tard. Ce choix de pays n’est pas anodin: ce sont deux marchés énormes, avec des usages très différents, parfaits pour tester l’IA à grande échelle. Et comme Ask Maps est placé en premier onglet sous la barre de recherche, tu vas tomber dessus même si tu ne l’as pas demandé.
Le point qui pique: on ne peux pas se désinscrire, ni cacher l’onglet. Google fait pareil avec pas mal de fonctions IA récentes: ça arrive, ça s’installe, et tu t’adaptes. Pour certains pros du voyage, ça va être un gain de temps évident. Imagine une agence qui prépare un week-end « nature »: au lieu de jongler entre cartes, blogs et avis, elle peut obtenir une trame d’itinéraire en quelques minutes, puis la corriger. Résultat, tu passes plus de temps à vérifier qu’à créer de zéro.
Mais côté utilisateurs, il y a un malaise: quand une app aussi centrale change sans bouton « non merci », ça crispe. Et puis il y a l’effet « tout Gemini partout ». Google intègre déjà Gemini dans d’autres produits, et Maps devient une brique de plus dans cette stratégie. Si tu aimes l’idée d’un assistant qui te propose un détour pour des breakfast burritos ou une tournée de friperies, tu vas kiffer. Si tu veux juste une carte et un itinéraire, tu vas lever les yeux au ciel – et attendre que la version desktop arrive pour voir si c’est plus sobre.
Voyager, c’est ma façon de comprendre le monde. Mon coup de cœur? L’île Maurice et la Thaïlande. Je parcours des destinations connues et coins cachés pour vous offrir des récits authentiques, des adresses soigneusement sélectionnées et des conseils pratiques qui transforment chaque départ en une aventure inoubliable.
