EasyJet accélère à Lyon-Saint-Exupéry, sa deuxième base en France, alors que la taxe sur les billets d’avion, la TSBA, pèse sur les compagnies. La low-cost britannique revendique une place de leader sur le court et moyen-courrier local, avec une stratégie simple, garder des fréquences élevées, ouvrir et densifier des lignes, et ancrer des emplois sur place. Dans les chiffres, la compagnie dit avoir transporté 3 millions de passagers en 2025 au départ de Lyon, contre 2,9 millions en 2024. Elle annonce près de 60 destinations et le retour à sept avions basés, malgré ce qu’elle qualifie d’ environnement fiscal contraignant, une formule qui vise directement la TSBA.
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EasyJet installe sept avions à Lyon-Saint-Exupéry
Le renforcement passe d’abord par la capacité, easyJet indique re-baser sept avions à Lyon-Saint-Exupéry. Pour un aéroport, ce choix pèse lourd, il sécurise des rotations tôt le matin et tard le soir, celles qui font la différence pour remplir un programme de vols et tenir des correspondances informelles. C’est aussi un signal envoyé aux acteurs locaux, la compagnie s’inscrit dans la durée.
La dynamique se lit dans le trafic, 3 millions de passagers transportés en 2025, après 2,9 millions en 2024. La hausse paraît limitée, mais elle intervient dans un contexte où la fiscalité est présentée comme un frein à l’expansion. Sur le terrain, les horaires et les fréquences comptent autant que les annonces, car ils conditionnent l’usage réel par les voyageurs réguliers.
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Autre élément mis en avant, l’emploi. EasyJet affirme employer plus de 300 collaborateurs sous contrat français à Lyon. Ce point est souvent utilisé pour répondre aux critiques sur les low-cost, accusées de contourner certaines règles sociales. Mais la question reste ouverte sur la qualité des marges dans un contexte de taxes plus élevées, et sur la capacité à maintenir ce niveau d’engagement si la demande ralentit.
La TSBA pèse deux fois sur les lignes domestiques
Le nud du débat, c’est la TSBA, la taxe sur les billets d’avion au départ de France. Sur une liaison intérieure, elle s’applique à chaque billet émis au départ, ce qui revient à une double peine sur un aller-retour domestique. EasyJet explique que ce mécanisme est particulièrement sensible sur les lignes où le prix est un argument central, ce qui est typique du court-courrier.
Malgré cette contrainte, la compagnie dit que le marché domestique reste prioritaire depuis Lyon, avec neuf lignes intérieures en exploitation. L’analyse interne est claire, la demande tient. Réginald Otten, cité par la compagnie, résume l’idée, le marché domestique se maintient quand même, car la demande reste là. En clair, la taxe ne fait pas disparaître le besoin de mobilité, elle renchérit le trajet.
Il y a une nuance à garder en tête, fiscalité ou pas, la sensibilité au prix varie selon les profils. Les voyageurs loisirs arbitrent plus vite, les voyageurs contraints paient, parfois à contrecoeur. Un consultant du secteur, Marc Delval, résume ce que beaucoup observent: « à Lyon, tu as un bassin économique solide, mais tu as aussi des clients qui comparent tout, la taxe devient visible quand les tarifs remontent ». Cette visibilité peut finir par déplacer une partie de la demande vers d’autres modes, quand c’est possible.
EasyJet revendique 27% de part de marché à Lyon
EasyJet se présente comme numéro un sur le court et moyen-courrier à Lyon, avec 27% de part de marché. Ce niveau donne une idée de l’enjeu, la compagnie ne joue plus un rôle d’appoint, elle structure une partie de l’offre. Pour l’aéroport, c’est un atout de volume, mais aussi un risque de dépendance si une stratégie change, ou si la pression fiscale devient trop forte.
Le réseau annoncé, près de 60 destinations, sert un objectif classique, occuper le terrain. Plus tu proposes de choix, plus tu captes des usages différents, city-break, visites familiales, déplacements professionnels. Et plus tu peux ajuster les fréquences selon les saisons. Cette logique explique pourquoi baser des avions compte autant, tu maîtrises mieux l’outil industriel, donc la régularité et la densité du programme.
La compagnie ne mise pas uniquement sur le loisir. Elle a aussi développé une approche tournée vers les entreprises avec easyJet Plus for Business, un dispositif qui permet de gérer jusqu’à 250 abonnements et d’obtenir un abonnement gratuit tous les dix contrats. EasyJet met en avant la place de la clientèle d’affaires sur certaines lignes en France, 47% sur Paris-Orly-Toulouse, 37% sur Nice. À Lyon, l’idée est la même, sécuriser des voyageurs fréquents, ceux qui remplissent hors vacances, même si, là encore, la hausse des coûts peut finir par tendre la relation prix-service.
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