Air France revoit à la hausse sa surcharge carburant sur le long-courrier, avec des montants annoncés entre 100 et 400 selon les destinations et les classes. Pour un voyageur, ça se traduit par une ligne de plus sur la facture, parfois très visible au moment de payer, surtout sur les trajets intercontinentaux où les taxes et suppléments s’additionnent déjà. Le déclencheur, c’est la flambée du kérosène dans un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, avec des effets sur le coût et l’approvisionnement. Le mouvement ne concerne pas seulement Air France, et il touche aussi le court et moyen-courrier, y compris chez Transavia. Mais la hausse est plus marquante sur le long-courrier, là où l’addition grimpe vite.
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Air France applique 100 à 400 € de surcharge sur le long-courrier
Sur le papier, la hausse est nette, la surcharge carburant grimpe et peut atteindre 400 € sur certains long-courriers. Dans les cas les plus courants, le groupe Air France-KLM a aussi acté des augmentations plus standardisées, avec un ordre de grandeur de 100 € aller-retour sur la plupart des vols long-courriers. Et sur les routes vers les États-Unis, le Canada et le Mexique, la hausse évoquée est un peu plus faible, autour de 70 € aller-retour.
Ce qui énerve souvent, c’est la lisibilité ; on compare un prix, on clique, et on découvre ensuite la somme des suppléments. Sur certaines liaisons transatlantiques, on voit déjà des billets où les taxes et suppléments liés au carburant dépassent les 300 €. Ce n’est pas un détail, surtout en cabine économique, où la perception du « prix d’appel » compte énormément.
Air France relève encore les billets éco : la surcharge kérosène passe à 100 €
Et ce n’est pas limité au long-courrier. Sur le court et moyen-courrier, la majoration est plus faible, de l’ordre d’une dizaine d’euros sur un aller-retour en Economy, y compris sur des destinations du bassin méditerranéen. Transavia applique un mouvement comparable sur son réseau. Dit autrement, même un Paris-Barcelone peut se retrouver impacté, avec des variations de tarifs observées sur une période très courte.
Le kérosène passe de 750 à 1 900 dollars la tonne début avril
Le nerf de la guerre, c’est le prix du carburant. Depuis le déclenchement du conflit fin février, la tonne de carburant aérien est passée d’environ 750 dollars à près de 1 900 dollars début avril. Ça représente un niveau environ deux fois et demie supérieur à la moyenne de 2025, et ce type de choc se répercute vite dans un secteur où les marges sont surveillées au centime.
Dans l’aérien, le carburant pèse lourd. Le kérosène représente environ un quart des coûts d’exploitation d’une compagnie, ce qui rend les transporteurs très exposés aux crises géopolitiques. À l’échelle mondiale, la facture carburant des compagnies est chiffrée à 291 milliards de dollars en 2024, soit 31% de tous les coûts d’exploitation. Quand cette ligne budgétaire dérape, le reste suit.
Un point à garder en tête, c’est que la surcharge ne « compense » pas mécaniquement tout. Pascal de Izaguirre, président de la Fnam, souligne que la surcharge carburant est très loin de couvrir le surcoût réel du pétrole. Donc oui, on paye plus, mais ça ne veut pas dire que la compagnie récupère euro pour euro ce qu’elle perd. C’est la nuance qui manque souvent dans le débat, même si ça ne rend pas l’addition plus agréable.
Air France suspend Tel Aviv, Beyrouth, Dubaï et Riyad jusqu’au 3 mai 2026
La hausse des surcharges arrive dans un contexte où les programmes de vols sont aussi bousculés. Air France prolonge la suspension de ses vols de et vers Tel Aviv, Beyrouth, Dubaï et Riyad jusqu’au 3 mai 2026 inclus, avec une reprise annoncée au 4 mai 2026 pour les vols au départ de Dubaï. La compagnie invoque la situation sécuritaire et la fermeture d’espaces aériens aux vols commerciaux.
Pour un voyageur, l’impact est double : prix plus haut et choix plus restreint. Quand des routes sont suspendues, la demande se reporte sur d’autres itinéraires, parfois avec correspondances plus longues, et des avions plus remplis. Dans ce contexte, la surcharge carburant devient un élément parmi d’autres qui tire le coût total vers le haut. Et sur des périodes de réservation courtes, on peut voir des écarts importants d’un jour à l’autre.
Ce mouvement dépasse Air France-KLM. Une vingtaine de transporteurs dans le monde ont aussi instauré ou relevé leurs surcharges récemment, avec des noms comme United Airlines, Air Canada ou Cathay Pacific. C’est un rappel utile, la hausse n’est pas un « caprice » isolé, c’est une réponse de marché à un choc sur le carburant. Mais ça pose une vraie question de transparence, parce qu’on peut avoir l’impression de subir un supplément sans pouvoir anticiper son niveau.
Sources
Je suis une voyageuse passionnée de slow travel, convaincue que les plus belles découvertes se font quand on prend le temps. Plutôt que de courir d’un site à l’autre, je privilégie l’immersion lente, les rencontres authentiques et la connexion profonde avec les lieux et les cultures.
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