Un vol Air Canada Express en provenance de Montréal a percuté un camion de pompiers à l’atterrissage, dimanche 23 mars 2026, à l’aéroport LaGuardia, à New York. Le commandant et le copilote ont été tués. À bord, la scène a basculé en quelques secondes, entre choc violent, cris et évacuation sur le tarmac. Les autorités ont confirmé que 41 personnes ont été transportées à l’hôpital, dont 39 passagers et membres d’équipage et deux pompiers présents dans le véhicule d’urgence. Lors d’un point de presse, il a été indiqué que neuf personnes étaient encore hospitalisées, certaines dans un état critique. Le NTSB a ouvert une enquête, avec la FAA, pour comprendre comment un véhicule a pu se retrouver sur la trajectoire d’un avion en phase de roulage.
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Le vol AC8646 percute un camion en traversée de piste
Selon les premiers éléments, l’accident survient peu avant minuit, quelques instants après le toucher des roues. L’appareil, un CRJ-900 de Bombardier exploité par Jazz Aviation sous la marque Air Canada Express, roule encore quand il heurte un camion de l’Administration portuaire. Des images de surveillance montrent des véhicules d’urgence circulant, puis l’avion arrivant tout droit sur le camion qui traverse.
Une donnée a marqué les observateurs, la vitesse de 166 km/h au moment de l’impact, rapportée dans les premières informations. À ce stade, cette valeur ne dit pas tout, un avion peut encore être rapide après l’atterrissage selon le point de toucher, l’état de la piste, la configuration de freinage. Mais elle donne une idée de l’énergie en jeu, et explique pourquoi le nez de l’appareil a été ravagé.
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Dans l’habitacle, plusieurs témoignages décrivent une descente normale, puis un contact avec le sol jugé violent, suivi d’un choc immédiat. Un passager, interrogé sur une chaîne américaine, parle de chaos, les gens se baissant, criant, cherchant leurs proches. Un autre, Français installé à New York, insiste sur un point, le pilote a freiné énormément et ce réflexe aurait limité le pire au moment où l’avant du cockpit s’est effondré.
Le camion répondait à une alerte odeur signalée par un autre avion
Le camion de pompiers n’était pas en patrouille ordinaire. Il se rendait vers un autre appareil ayant signalé des problèmes d’odeur, un type d’alerte qui déclenche souvent l’envoi préventif de moyens incendie, même si l’incident se révèle ensuite mineur. Le fait qu’un véhicule d’urgence circule est donc cohérent avec une procédure de sécurité, mais la question centrale reste l’articulation avec le trafic sur la piste.
Une chronologie a commencé à émerger dans les heures suivantes. À 23 h 36, un camion demande à la tour l’autorisation de traverser la piste 4 pour rejoindre un avion d’une autre compagnie. Quelques secondes plus tard, la collision se produit. Ce séquençage très serré met la lumière sur la gestion des priorités, l’anticipation du roulage de l’avion qui vient d’atterrir, et la coordination entre convois.
Un élément rapporté dans la couverture de l’événement attire aussi l’attention, le camion 1 aurait été le seul de son convoi à ne pas s’arrêter. Dans les opérations aéroportuaires, les véhicules d’intervention se déplacent souvent en groupe, avec des consignes strictes de maintien de position. Si ce point est confirmé, il faudra comprendre pourquoi un véhicule a continué quand d’autres se sont immobilisés, et si la radio, la visibilité ou l’interprétation d’un ordre ont joué.
Le NTSB récupère les enregistreurs et examine la chaîne de communication
Le NTSB a dépêché une équipe sur place et les enquêteurs ont récupéré l’enregistreur phonique du cockpit et l’enregistreur de données de vol. Ces deux boîtes noires sont cruciales, elles permettent de recouper la vitesse, les actions de freinage, les alertes éventuelles, et surtout les échanges, dans l’avion comme avec la tour. Une conférence de presse était attendue pour partager les premiers constats.
Les communications sont déjà au centre des interrogations, après la diffusion d’une phrase attribuée à un contrôleur aérien, j’ai cafouillé. Ce type d’aveu, même brut, ne suffit pas à établir une responsabilité. Dans un aéroport dense comme LaGuardia, les contrôleurs gèrent des flux serrés, et les véhicules d’urgence peuvent obtenir des priorités. La critique, c’est que la marge d’erreur paraît minuscule quand une traversée se joue à quelques secondes.
Sur le plan humain, l’accident laisse une empreinte lourde. Une agente de bord québécoise a survécu avec de multiples fractures après avoir été éjectée de son siège, selon les déclarations de sa fille, et l’évacuation a conduit à une vague de prises en charge médicales. À l’échelle du transport aérien, cette collision rappelle d’autres incidents rares mais redoutés, le risque de conflit piste-véhicule. L’enquête devra dire si les procédures, la formation, ou des outils de détection des véhicules sur piste doivent évoluer.
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