22 heures sans escale, deux levers de soleil, et ton cerveau qui ne sait plus trop sur quel fuseau horaire râler. Qantas veut lancer en 2027 ce qui s’annonce comme le vol commercial le plus long du monde, avec une liaison directe entre Sydney et New York. Le genre de trajet qui transforme un simple « je pars en voyage » en mini-expédition. Sur le papier, l’idée est simple: couper l’étape, gagner du temps, et vendre une expérience « ultra-long-courrier » assumée. Dans les faits, ça veut dire rester coincé dans un tube pressurisé presque une journée entière. Qantas promet une cabine pensée avec des recherches médicales et scientifiques, mais il y a aussi un détail qui pique: les billets devraient coûter environ 20 % plus cher.
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Sydney-New York: 22 heures et plus de 17 000 km
Le cœur du projet, c’est une liaison directe Sydney-New York annoncée autour de 19 heures dans certaines communications, mais qui vise aussi le cap symbolique des 22 heures pour les plus longues routes envisagées dans « Project Sunrise« . Dans tous les cas, on parle d’un trajet au-delà des 17 000 km, sans escale, sans ravitaillement, sans « petit stop technique » pour souffler.
Qantas vend surtout un bénéfice concret: le point à point. La compagnie explique qu’un vol direct peut réduire le temps de trajet jusqu’à 4 heures par rapport à un itinéraire avec une escale. Quatre heures, c’est une demi-journée de boulot, ou une soirée entière récupérée à l’arrivée. Et pour les voyageurs qui enchaînent réunions et correspondances, c’est souvent là que se joue la décision.
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Il y a aussi le côté presque « expérience de voyage »: sur ces durées, tu peux voir deux levers de soleil pendant le même vol. C’est joli sur Instagram, mais ça dit surtout une chose: tu vas traverser des fuseaux à une vitesse qui met ton horloge interne KO. Le truc c’est que, sur 20 heures et plus, le jet lag n’est pas un détail, c’est le sujet.
Un Airbus A350-1000ULR modifié pour tenir la distance
Pour faire voler tout ça, Qantas mise sur un Airbus A350-1000 dans une version ULR (« Ultra Long Range »). L’appareil doit recevoir un réservoir supplémentaire, histoire de couvrir la distance record sans ravitailler. La production du premier exemplaire est annoncée pour démarrer en septembre 2025, et la compagnie attend son premier avion d’ici fin 2026. Le calendrier est serré, mais clair.
Qantas a commandé douze A350-1000ULR. Ce n’est pas un gadget, c’est une mini-flotte dédiée à ces routes extrêmes entre l’Australie, les États-Unis et l’Europe. Et pour situer l’ambition: l’A350-1000ULR est donné pour un rayon d’action de 17 000 km, soit environ 4 000 km de plus que le rayon d’action maximum d’un Boeing 787-9 Dreamliner, que Qantas utilise déjà sur ses plus longues distances.
Autre point très concret: la cabine. Qantas annonce une configuration premium, avec six suites et 52 sièges-lits en classe Business. Ça te donne une idée de la clientèle visée et de la logique économique du truc: sur ces durées, le confort devient un argument de vente, pas un bonus. Mais ça pose aussi une question de fond: combien de place reste-t-il pour les passagers « normaux » si l’avion est optimisé pour des billets chers?
Fatigue, santé, prix: le revers de la médaille
Qantas promet une « expérience de vol sans égal », avec un intérieur et un service influencés par des recherches médicales et scientifiques menées lors de vols de recherche. Dit autrement: ils savent très bien que rester assis aussi longtemps, ça se prépare. Hydratation, sommeil, lumière en cabine, rythme des repas… sur 22 heures, chaque détail peut faire la différence entre « j’ai tenu » et « j’ai subi ».
Mais même avec la meilleure cabine du monde, il y a des limites physiques. Tu peux marcher, t’étirer, essayer de dormir, ton corps reste en mode contrainte. Et plus le vol est long, plus la moindre gêne devient énorme: un siège moyen, une clim trop froide, un voisin bruyant – sur 2 heures tu encaisses, sur 22 tu comptes les minutes. Perso, c’est là que je vois le vrai test: la promesse marketing face à la réalité du vécu passager.
Et puis il y a le sujet qui fâche: le prix. Les billets sont annoncés environ 20 % plus chers. Qantas vend du temps gagné, du confort, et le prestige du « direct ». Résultat, ce type de vol risque de devenir un produit surtout taillé pour les voyageurs d’affaires et les gros budgets. On verra si le public suit quand il faudra choisir entre une escale moins chère et une traite XXL plus rapide, mais plus coûteuse.
Sources
Je suis une voyageuse passionnée de slow travel, convaincue que les plus belles découvertes se font quand on prend le temps. Plutôt que de courir d’un site à l’autre, je privilégie l’immersion lente, les rencontres authentiques et la connexion profonde avec les lieux et les cultures.
À travers mes articles, je partage des actualités, expériences, conseils concrets et inspirations pour vous aider à voyager autrement : plus lentement, plus consciemment et bien plus intensément.
