Iles Heard et Mac Donald, territoire Australien au cœur de l’antarctique

Plus proches de l’antarctique que de son territoire de tutelle qu’est l’Australie, les îles Heard and MacDonald ont le parfum de l’aventure solitaire et reculée, au beau milieu de l’océan indien.

L’archipel Heard and MacDonalds, une histoire de chasse aux phoques.

A près de 4000 kms du continent Australien, cet archipel de 372km² perdue sur le plateau de Kerguelen a longtemps fasciné bon nombre d’explorateur. Découverte le 27 novembre 1833 par l’explorateur Peter Kamp, qui l’aperçue et la référença dans son journal de bord, l’archipel n’héritera pas pour autant du nom de son premier visiteur. L’honneur reviendra 20 ans plus tard au chasseur de phoques John Heard, qui verra son nom attribué à l’une des principales îles de l’archipel. Les Iles MacDonald seront découvertes l’année suivante, en 1854, par l’explorateur du même nom.

et malgré des passages au large de l’île plus que réguliers dans ce lapse de temps, il faudra attendre 1855 pour que le premier chasseur de phoques vienne fouler le sol de l’île Heard, ce qui donnera le nom de Oil Barrel Point à son point de débarquement. Entre 1855 et 1880, tout comme les explorateurs exterminèrent le Dodo sur l’île Maurice le siècle passé, l’île connait de nombreuses visites, créant une communauté de 200 chasseurs de phoques produisant à eux seul 100 000 barils d’huile de phoque, conduisant à la quasi extinction de l’espèce sur l’archipel.

Les phoques en voie d'exctinction sur les îles Heard and MacDonalds

Les phoques en voie d’exctinction sur les îles Heard et Mac Donald

Une réserve naturelle sous tutelle Australienne.

Située à 3858 km de la pointe Australienne, l’archipel Heard and MacDonald appartient aux territoires d’outre-mer de l’Australie aux cotés des Iles Christmas ou Coco par exemple, suite à la cessation de la propriété par l’Empire britannique par accord du Common Weals en 1947. Bien que possédant son propre domaine sur le net, l’archipel référencée en .hm ne connait aucune activité commerciale. En effet, étant incluse dans une réserve naturelle de plus de 65 000 Km², les seules visites qu’elle connait viennent de scientifiques à des fins de recherche. Elle est, de par son statut protégé, administrée par Département of the Environment and Water Resources Australien depuis Tobat en Tasmanie. Aucun port n’est présent sur l’île, et l’accès est strictement réglementé si bien que seulement 400 personnes par an et maximum 60 à la fois sont autorisés à pénétrer sur la surface de la réserve. L’accès de l’île Heard, lorsqu’il est rendu possible par les conditions météos, se fait seulement par  l’isthme de l’anse Atlas, qui la relie aux autres îles.

La nature au cœur des îles

L’archipel est de formation volcanique, résultat de la forte activité de la région. Ainsi, la configuration des sols ne cesse de changer, et le recensement des superficies glacières précise est souvent compliqué pour les experts sur place. Après la création d’une base pour étudier les couches de glaces, qui fermera ses portes en 1955, plusieurs relevés de taux de glaciation peuvent être mis en parallèle. Ainsi, on recensait dans les années 50 sur l’île Heard 80% de couverture de la surface par la glace, contre seulement 70% de nos jours. Le réchauffement climatique frappe donc bien l’île ces dernières années, affectant la vie à sa surface. Malgré cette perte de couverture et le réchauffement de la zone, le dôme glaciaire Big Ben s’étend toujours sur la majorité de sa surface, grâce notamment au glacier Gotley, de 13km de long et 60m d’épaisseur en moyenne, et culmine à 2745m de hauteur grâce au pic Mawson, son sommet le plus haut symbolisé par sa forme de fer à cheval. Ce sommet est par ailleurs le pic le plus haut d’Australie devant le mont Kosciuszko.

Les autres îles de l’océan Indien :

 

 

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